Paris, France
Cheikh Tidiane Fall
Je casse des systèmes, avec autorisation, puis je note ce qui a marché.
Je suis étudiant en cybersécurité à Epitech, à Paris. Je construis du logiciel, puis j’essaie de le casser : tests d’intrusion, sécurité applicative, et les outils qui facilitent les deux.
Je cherche un stage de 4 à 6 mois en pentest ou en sécurité applicative à partir de fin mars 2027, puis une alternance à la rentrée 2027.
Projets choisis
-
Keter
1er prix
Permettre à un investisseur de prouver qu’il a le droit d’échanger un titre réglementé, sans révéler qui il est. Équipe de quatre : j’ai construit l’application et je l’ai reliée à la blockchain ; un coéquipier a écrit la partie cryptographique. Après coup, j’ai relu le code et noté où il cède.
-
Un marché du prêt sur le XRP Ledger où l’on voit qui paie quand un prêt tourne mal. Équipe de trois, en hackathon : j’ai fait les identifiants qui permettent aux vendeurs de protection de garantir les prêts, la connexion des portefeuilles, le tableau de bord, les tests et un parcours complet scripté sur le réseau de test.
-
Avec un coéquipier, on a vidé le portefeuille crypto de la boutique volontairement vulnérable de l’OWASP, puis on l’a documenté comme un vrai rapport : comment on l’a trouvé, ce que ça coûterait à une entreprise, comment corriger.
-
Des attaques web sur la même boutique d’entraînement, chacune documentée avec captures d’écran pour que quelqu’un d’autre puisse la suivre et la reproduire.
-
Un outil open source qui rédige des scénarios de phishing et d’arnaque téléphonique pour des tests de sécurité autorisés, adaptés au secteur visé.
-
Tous les tutoriels OpenVAS supposent Kali. J’utilise BlackArch, où le scanner de vulnérabilités ne s’installait même pas : j’ai écrit les scripts d’installation et documenté chaque correctif.
-
ChainBreak
La plateforme d’entraînement au hacking sur laquelle je travaille pour les ateliers de PoC Innovation : terminaux isolés, challenges, flags vérifiés côté serveur.
Non public
Expérience
-
Avr. 2026 – auj.
Responsable Événements Cybersécurité
PoC Innovation, association étudiante · Paris
Je conçois et j’anime des ateliers pratiques d’attaque et de défense, et j’accompagne les participants le jour J.
Je travaille sur ChainBreak, la plateforme sur laquelle tournent ces ateliers.
-
Été 2026
Stagiaire en sécurité applicative
Bank of Africa · France
J’ai testé les applications web et les API de la banque, reproduit chaque faille trouvée et rédigé des rapports qui expliquaient aux équipes comment corriger. Certaines étaient critiques.
-
Janv. – juin 2026
Lead Security Engineer
Une startup SaaS · Paris
J’étais responsable de la sécurité de la plateforme en production : qui a accès à quoi, comment les données sont protégées, et la correction des vulnérabilités au fil de l’eau.
-
2024 – avr. 2026
Évaluateur de modèles d’IA
Outlier, puis Alignerr · Télétravail
Je notais les réponses de modèles d’IA en expliquant pourquoi chacune était juste ou fausse. J’y ai appris à dire exactement ce qui ne va pas, et rien de plus.
-
2020 – 2025
Administrateur serveurs
Scarlet-Community, un réseau de serveurs de jeu · Sénégal, à distance
À quinze ans, on m’a confié l’accès root à un serveur en production avec une seule consigne : que ça ne tombe pas. J’y suis resté cinq ans, j’ai écrit l’anti-triche, encadré les modérateurs, et appris à quoi servent les sauvegardes, à la dure.
Formation
Bachelor en Cybersécurité
Epitech · Paris · 2025 – 2028
Pentest, sécurité applicative, threat modeling, réponse à incident.
Compétences
- Attaquer
- Pentest web et API, ingénierie sociale
- Défendre
- Durcissement, contrôle d’accès, détection
- Construire
- Python, TypeScript, Bash, C, Solidity
- Langues
- Français et anglais
À propos
Je suis né au Bénin, j’ai grandi au Sénégal, et je suis arrivé à Paris à dix-huit ans.
Tout a commencé avec un serveur de jeu. À quinze ans, j’aidais à faire tourner Scarlet-Community : de vrais joueurs, de vraies pannes, et des gens qui cherchaient activement à tricher. Cinq ans de ce régime m’ont appris que la production n’est pas la machine sur laquelle on a testé, et que ce qu’on n’a pas sauvegardé est justement ce qui casse.
C’est pour ça que je suis passé à la sécurité, volontairement. J’aime construire, et j’aime encore plus comprendre comment les choses cèdent. La plupart de mes projets sont les deux à la fois : je fabrique quelque chose, je l’attaque, puis j’écris ce que j’ai trouvé pour que le suivant n’ait pas à le refaire.
L’écriture compte pour moi. Noter des réponses d’IA m’a appris à dire exactement ce qui ne va pas, et rien de plus. C’est ce que j’essaie de mettre dans chaque rapport de sécurité.
Loin de l’écran
-
Sports de combat
Judo et taekwondo, et de la callisthénie les jours sans.
-
Golf
De temps en temps.
-
Art
La peinture néo-expressionniste, surtout Basquiat et Baselitz. Ma préférée : In This Case, de Basquiat (1983).
Corrections
Ce que je croyais, rayé plutôt que caché.
-
être conforme, c’est être sécurisécorrigé en : la conformité est une preuve, pas une garantieUne réglementation décrit ce qu’un auditeur veut voir, pas ce qu’un attaquant va chercher. Construire un système de conformité pour Keter me l’a rendu évident : cocher la liste, c’est le plancher, pas le plafond.
-
si ça marche en dev, ça marche en prodcorrigé en : la prod, ce sont d’autres utilisateursSur le serveur de jeu, du code qui passait tous les tests cassait dès qu’un vrai joueur tentait ce que personne n’avait prévu. Après assez d’incidents comme ça, j’ai arrêté de tester pour me donner raison et j’ai commencé à tester pour me donner tort.
-
je m’en souviendrai, pas besoin de l’écrirecorrigé en : écrire pour soi, dans trois semainesUn jour, je n’ai pas rédigé un audit parce que tout était dans ma tête. Trois semaines plus tard, un partenaire m’a demandé quelles parties de l’application j’avais couvertes, et ce n’était plus dans ma tête.
Écrire
Pour un stage, un projet sécurité, ou simplement pour discuter. Je réponds en général sous quelques jours.
cheikh.fall@epitech.eu